mercredi 17 juin 2009
Chiens-enfants ou enfants-chiens, les bases de l'harmonie
Conférence. Des vétérinaires expliquent les bases de l'harmonie entre enfants et chiens pour éviter les accidents.

Si des règles de base et de bon sens sont expliquées et comprises, aucune raison pour que les accidents surviennent. Tout est question de respect mutuel. Photo José Navarro.
« Il ne viendrait à l'idée de personne d'acheter une machine à laver sans un mode d'emploi. Par contre, quand on achète un chien, personne ou presque ne pense à demander un mode d'emploi. » Une remarque, frappée au coin du bon sens, faite par le docteur Béatrice Laffitte, vétérinaire, lors d'une conférence sur le thème de « L'animal et l'enfant » donnée à la mairie par quatre praticiens spécialisés dans le comportement. La rubrique des faits divers est souvent émaillée d'accidents parfois dramatiques, dont sont victimes les enfants de la part de chiens. Faut-il en conclure que tous les chiens sont féroces et qu'un jour ou l'autre, ils attaqueront férocement nos chérubins ? Si le risque 0 n'existe pas, la réponse n'a rien d'alarmant, à condition de connaître et de respecter certaines règles de base et surtout de bon sens. « Le plus souvent, c'est un chien familier qui est à l'origine de l'accident. Nous n'avons que très peu de descriptions sur les morsures. Et pour cause : elles ont presque toujours lieu quand l'enfant est seul », analyse le docteur Laffite. Première règle donc : ne jamais laisser un enfant seul avec un animal.
Deuxième règle : connaître un minimum les comportements canins. Savoir, c'est pouvoir, dit le proverbe. Connaître le comportement du chien, ses règles, sa façon de penser et d'agir, c'est déjà éviter la plupart des accidents. « Il y a des enfants-chiens, comme il y a des chiens-enfants », explique le docteur Laurent Orduna.
Troisième règle essentielle sur laquelle les vétérinaires insistent : respecter la hiérarchie. L'humain et le chien sont des êtres sociaux, dotés de sensibilité et de réflexion, pour lesquels la hiérarchie est rassurante, sinon reposante. Chacun à sa place est la devise : « Chacun a droit à sa place : il ne faut pas empiéter sur le domaine de l'autre. Il faut avant tout du respect mutuel ». Autre règle de base : on s'est rendu compte que les châtiments corporels ne servaient à rien, bien au contraire : c'est valable pour les enfants, ça l'est aussi pour les chiens. La récompense marche toujours beaucoup mieux que le coup de trique. À partir de tout cela, les vétérinaires ont décortiqué ces règles de base, qui permettent de vivre en harmonie avec son animal. Hélène Dubarry.
Chiens mode d'emploi
Connaître le comportement du chien est primordial. Plusieurs repères sont à disposition. Tout d'abord, le livre remarquable (et très rigolo) « Le Guide pratique du comportement du chien », aux éditions Lattès. Quelques sites Internet : le suisse bvet.admin.ch ou encore le site belge thebluedog.org ou bien encore le site français zoospy.com
On peut aussi se rendre dans un club canin, pour travailler le comportement, ça ne peut faire que du bien.
Accidents. Éduquer, toujours éduquer.
Y a-t-il un risque 0 ?
Non, évidemment. Outre les risques sanitaires, il y a les risques d'accidents (voir plus haut). Si la plupart sont évitables, certains peuvent survenir tout de même : « Ne jamais laisser un enfant seul avec un chien, même si c'est pour retirer une casserole du feu. La casserole peut toujours attendre », explique le docteur Laffitte. « Seul, le chien adulte dominera l'enfant et le risque est alors très grand. » La plupart des accidents arrivent en effet hors présence d'adulte humain. « La peur peut conduire à l'accident, c'est pourquoi il faut toujours prévenir l'animal et il faut apprendre cela à l'enfant. Ne jamais surprendre un chien. » Jouer à cache-cache est tentant pour un enfant, pas pour un chien. « La douleur aussi peut causer des accidents : apprendre à l'enfant à ne pas faire mal à un animal est essentiel. » ça tombe sous le sens, mais peu de gens y pensent et laissent faire les enfants, pensant que le chien peut tout supporter de la part du petit joyau de la famille qui a vite fait de se transformer en petite peste dès le regard des parents tourné ailleurs. « L'excitation peut être aussi la cause des accidents : on peut jouer, bien sûr, mais il ne faut pas dépasser les limites. Quand l'excitation du jeu est à son comble, on perd ses repères. Aux adultes de mettre le holà. Les chiens adultes savent le faire avec leurs jeunes, les humains doivent pouvoir en faire autant. »
Enfin, dernier grand risque et non des moindres : la prédation. « Il s'agit d'un cas extrême qui se rencontre chez des chiens non sociabilisés aux enfants. L'enfant devient une proie. Une proie qu'il faut tuer. C'est très rare, mais ça arrive, c'est pourquoi l'éducation est tellement importante. »
Adoption. Règle d'or : ne jamais adopter un chiot de moins de deux mois.
Grandir côte à côte
« Dans un chiot, il y a de l'enfant, et il y a du chien dans un enfant », explique le docteur Orduna. « Tous deux passent par les mêmes phases de développement, mais l'un grandit beaucoup plus vite que l'autre. Il faut donc très tôt commencer l'apprentissage pour le chiot. » Et de marteler qu'il ne faut jamais adopter un chiot avant 2 mois : « Un chiot a besoin de sa mère qui va lui apprendre des règles de base, comme ne pas dépasser les limites. Les chiens adultes savent très bien le faire ».
Très tôt, il faut apprendre au chiot la hiérarchie. Cela commence par l'arrivée du bébé dans la famille : lui apprendre à reconnaître le nouveau jeune (le bébé) comme un élément de haut rang dans la hiérarchie, la famille ayant remplacé la meute pour le chien. Faire reconnaître le bébé comme un petit d'homme par le chien. Très tôt aussi, il faut apprendre à l'enfant à donner des ordres au chien. En particulier l'appeler, pour le faire venir, le récompenser. Ne jamais gronder un enfant en présence du chien : ce dernier se mettra toujours du côté de l'autorité. Le parent, tout à sa colère, ne le remarque pas. Grave erreur, car aussitôt le chien se croit investi d'une autorité éducative. A la prochaine bêtise de l'enfant, il s'en occupera lui-même et « corrigera » l'enfant. A sa manière de chien. Par une morsure. La peau d'un enfant n'est pas celle d'un chiot. Même si la morsure dans ce cas n'est pas agressive, elle peut faire beaucoup de dégâts, la tête et les doigts d'un enfant étant à portée immédiate de gueule. Apprendre à l'enfant à respecter le chien, à ne pas envahir son territoire : on ne touche pas à sa gamelle ou à son couchage, ce qui provoquera une réaction de défense et donc un « accident ».
mercredi 30 avril 2008
Un chien à la maison protégerait les enfants des allergies respiratoires
PARIS (AFP) — Les petits enfants ayant un chien à la maison seraient moins sujets à développer plus tard des allergies respiratoires, selon une étude allemande à paraître dans le numéro de mai du Journal européen de pneumologie (ERJ).
Depuis des années, la question du bénéfice, en termes de protection contre les allergies, du contact avec un animal domestique à poils (chien ou chat) dès le plus jeune âge, est régulièrement soulevée, sans que les études aient pu apporter une réponse définitive.
Joachim Heinrich (Helmholtz Zentrum, Munich) et son équipe ont suivi depuis la naissance jusqu'à 6 ans quelque 9.000 enfants déjà inclus dans deux cohortes allemandes de recherches sur les allergies.
Les parents ont été soumis à des questionnaires très complets, tandis que des analyses de sang ont été réalisées chez plus de 3.000 enfants afin de rechercher des anticorps spécifiques d'une "sensibilisation allergique". La "sensibilisation" est une réponse immunitaire, distincte d'une allergie déclarée.
Les chercheurs ont trouvé que la possession d'un chien au cours de la petite enfance n'était pas associée "à une sensibilisation spécifique aux poils de chiens". En revanche, "la présence d'un chien à la maison était clairement associée à un taux significativement plus faible de sensibilisation aux pollens et aux allergies inhalées".
L'effet protecteur n'a pas été observé chez les enfants en contact régulier avec des chiens, mais qui n'en possédaient pas chez eux.
Les chercheurs n'ont pas trouvé non plus de corrélation entre le fait de posséder un chien (une famille sur dix) ou d'en côtoyer régulièrement et le développement de maladies ou de symptômes allergiques (asthme, eczéma, rhinite allergique).
Faut-il recommander aux parents de faire l'acquisition d'un chien ? Les chercheurs estiment qu'il est trop tôt pour tirer cette conclusion, dans la mesure où ils n'ont pas établi clairement le mécanisme qui permettrait d'expliquer leurs résultats.
Selon Joachim Heinrich, la protection pourrait être indirecte, notamment par une forte exposition des petits propriétaires de chiens à un certain nombre de germes que leurs compagnons à quatre pattes récoltent à l'extérieur et véhiculent sur leurs poils. L'exposition précoce à de multiples agents infectieux pourrait ainsi stimuler la maturation du système immunitaire.
Pour vérifier si cette influence bénéfique sur la sensibilisation aux allergènes respiratoires se maintient sur la durée, les chercheurs ont prévu de nouvelles analyses lorsque les enfants inclus dans l'étude auront atteint l'âge de 10 ans.
vendredi 18 avril 2008
Une fillette mordue par un rottweiler
Faits divers -


Crédit Photo : TF1
Image d'archives
L'enfant, âgée de 8 ans, a été mordue au visage par un rottweiler jeudi soir à Sceaux, a-t-on appris vendredi de source policière.
Les faits se sont déroulés à Sceaux. Le chien, qui appartient à la famille de la fillette, se trouvait isolé, a sauté une barrière en bois, et a attaqué l'enfant. La fillette souffre de trois blessures à la pommette, dont une importante. Ses jours ne sont pas en danger. Le commissariat de Sceaux est chargé de l'enquête. Mercredi, une femme de 61 ans avait été mordue par un rottweiler à Vanves (Hauts-de-Seine).
Le Sénat avait adopté le 25 mars un projet de loi sur les chiens dangereux, entérinant l'instauration d'un "permis de détention" pour les chiens d'attaque et les chiens de garde et de défense, délivré par le maire.
Pour une bonne relation enfant-chien
Le blog suivant est celui de la fondatrice de canimôme en Belgique





































